Moulin à huile Nicolas En terroir Nîmois depuis 2004

Mini golf étape 2

La Colonia Nemausus

  • + de questions :

  • Pont du Gard
  • Temple de Diane ou maison carrée
  • Amphithéâtre ou arènes de Nîmes
  • Arènes d'Arles, théâtre d'Arles
  • Voie Domitienne à Ambrussum (Lunel)

Parce que Auguste, empereur, a voulu en faire la Rome de Gaulle, on l'appelait  « Colonia Augusta Nemausus »

Parce qu'elle est à 72 m d'altitude et Nîmes à 58 m d'altitude donc les romains ont réalises une conduite de 50 km avec seulement 23 mètres de dénivelé, mais les autres fontaines n'avaient pas une altitude suffisante ou un débit suffisant.

Nemausus, c'est la fontaine des « jardins de la fontaine », Nemausus étant un Dieu Volque dont les romains ont conservé le nom.


  • + de culture

Organisation de la société de Nemausus (source Wikipédia*)

Classes sociales :

Il existe en Gaule une hiérarchie en trois classes entre les hommes ; hommes libres, affranchis et esclaves, et ce déjà avant l'arrivée des Romains. L'esclave n'a aucun droit, mais un nombre important de devoirs dont le plus important est bien sûr de servir son maître. L'affranchissement s'obtient presque systématiquement de la grâce du maître. Pour autant l'affranchi garde éternellement certains devoirs envers ce maître. Bien que conquis, les gaulois ne sont pas pour autant asservis et sont considérés comme des Hommes libres. Concrètement les tribus gardent leur existence matérielle, leur nom, leur territoire ou leurs dieux, mais n'ont pas la citoyenneté romaine. Officiellement, les nîmois sont sujets des romains, on les appelle pérégrins. Pourtant une certaine élite de privilégiés va tout de même pouvoir obtenir cette citoyenneté. Cet état de fait va entraîner une hiérarchisation à l'intérieur même de cette catégorie de population. Les droits que les différentes populations gauloises ont pu obtenir dépendent fortement de la résistance opposée à Rome lors de leur conquête. Ainsi des peuples ayant lutté jusqu'aux derniers instants, comme les Arvernes, ont des droits plus restreints et sont souvent régulés par un gouverneur romain local. En revanche, à Nîmes qui n'opposa pratiquement aucune résistance à Rome les droits étaient plus importants. La cité appartient à cette catégorie de ville qui possédait un statut de colonie de droit latin. Ce statut va donner naissance à un nouveau groupe d'hommes libres hiérarchiquement situés entre les pérégrins et les citoyens romains. Ils ont d'abord le droit de commercer avec les romains, mais leur véritable privilège est de pouvoir obtenir la citoyenneté romaine relativement facilement, en particulier pour les aristocrates. En effet, ces citoyens latins obtenaient la citoyenneté romaine dès lors qu'ils entraient dans une magistrature locale. Ainsi les élites d'époques gauloises vont très vite récupérer leurs avantages sous l'occupation romaine. La citoyenneté romaine pouvait aussi s'obtenir par des services rendus à l'armée ou simplement par le bon vouloir d'une haute puissance de Rome. Dès qu'il obtient cette citoyenneté, le Nîmois prend un nom latin et est rattaché à l'une des trente cinq tribus du territoire de Rome. Ainsi officiellement ces citoyens sont domiciliés de ces cantons. Dans le cas de Nîmes, comme pour la plupart de ces Gallo-Romains de la Narbonnaise, les citoyens romains sont rattachés à la tribu Voltinia. Ces citoyens vont obtenir plusieurs droits plus théoriques que véritablement appliqués comme l'exonération de capitation ou le droit d'être jugé uniquement à Rome. Mais leur véritable privilège se situe dans leur « droit aux honneurs publics », c’est-à-dire la possibilité de parvenir à la fonction publique. L'élite nîmoise fut l'une des premières à obtenir ce droit. Accorder cette possibilité d'intégrer les plus hautes hiérarchies romaines à des provinciaux est clairement une façon stratégique de Romaniser les provinces en profondeur, non pas en soumettant les peuples par la force, mais en changeant les mentalités. L'objectif est de faire en sorte que les conquis se sentent à la fois romains et impliqués dans le succès de l'empire. Tout cela dénote à la fois d'une volonté Romaine de rallier les meilleurs éléments provinciaux à la cause de l'Empire, mais aussi de limiter les révoltes. Évoquons pour finir la tenue de la vie politique de la ville de Nîmes. Elle se situe sur le forum au cœur de la cité comme toutes les activités administratives. Le bâtiment qui la cristallise le plus est sans doute la Curie dont les vestiges ont tardivement été identifiés au nord de la maison carrée. Il s'agit d'un grand édifice à péristyle au plan grossièrement carré, dont les dimensions ont dû évoluer entre quinze et vingt mètres de côté. Ce lieu est particulièrement symbolique puisque c'est ici que sont prises toutes les décisions importantes de la ville par le sénat. C'est aussi l'une des magistratures qui requiert la citoyenneté romaine.

 

Vie économique:

Dupondius frappé à Nemausus.Date : c. 10-14 AD. Description avers : Têtes adossées d’Agrippa coiffé de la couronne rostrale à gauche et d’Auguste lauré à droite. Description revers : Crocodile enchaîné à un palmier qui est surmonté d’une couronne ; sous le crocodile, deux palmettes .

Pour introduire cette partie sur l'économie nîmoise, il est intéressant d'évoquer rapidement la monnaie frappée par la ville. Aux débuts de la romanisation de Nîmes, les monnaies frappées sur place de bronze ou d'argent semblent apparentées aux monnaies de Marseille. Sur une petite monnaie de bronze qui prend en modèle la monnaie marseillaise, on retrouve le nom de Nîmes en grec (Namasat), et le taureau présent sur la monnaie marseillaise est remplacé par un sanglier. Il n'est d'ailleurs pas à exclure que ces monnaies destinées aux besoins d'un marché local aient été frappées par un atelier marseillais. Par la suite, à partir de 28 avant notre ère, Nîmes va produire une véritable monnaie coloniale qui restera célèbre, le Dupondius au crocodile. Cette monnaie, frappé de l'inscription COL NEM, indique que Nîmes disposait du statut de colonie. Cette marque se retrouve d'ailleurs bien avant, puisqu'on la retrouve sur des monnaies dès 44 avant notre ère. Il s'agit purement de monnaies coloniales ayant été justement frappées dans le but d'approvisionner les colonies romaines de la région. Pour en revenir au Dupondius au crocodile, il reprend ce qui est encore le symbole de Nîmes aujourd'hui, le crocodile et la palme. Ces symboles ont pour but de commémorer la victoire d'Octave (futur Auguste), premier empereur romain, sur Antoine et Cléopâtre en 31 avant notre ère à l’issue de la bataille navale d’Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l’île de Corfou. Le crocodile égyptien est enchaîné à la palme romaine. Certaines hypothèses laissent penser que cette commémoration serait liée à l'installation de vétérans romains ayant participé à cette bataille dans la ville de Nîmes. Pour autant aucune source ne peut véritablement confirmer cette supposition. Dans tous les cas, il s'agit véritablement d'une marque d'attachement du peuple Nîmois envers Auguste. C'est d'ailleurs l'empereur lui-même qui est représenté au droit de cette monnaie associé à Agrippa.

Dès les premiers temps, cette monnaie était devenue essentielle pour le commerce local, et avec le temps l'économie nîmoise devient florissante. Situé sur un axe routier entre l'Italie et l'Hispanie, Nîmes est aussi proche de Marseille et de Narbonne (Ville la plus peuplée des Gaules selon Strabon). Cette situation géographique favorise donc nécessairement le commerce. L'intérieur même de la cité regorge d'ailleurs d'ateliers de production et d'étales en tout genre. Les exemples de vestiges de ces anciens lieux de productions sont assez nombreux. Au sud du sanctuaire de la fontaine, on a pu apercevoir les traces de plusieurs ateliers de potiers et de fours. Il devait sans nul doute exister à Nîmes une grande production de céramique qui devait faire l'objet d'un commerce important. On a d'ailleurs une production d'amphores attestée. Au sud du forum, on a aussi émis l'hypothèse de l'existence d'un atelier de teinturiers, mais cela reste tout de même très incertain. En plus de tous ces ateliers, il en existait aussi un de taille de pierre. Ces types d'établissement et le nombre important d'œuvres retrouvées (notamment en mosaïques) laissent à penser que l'activité commerciale de Nîmes devait étroitement être liée à son activité artistique. Mais comme la vie politique, le cœur de la vie économique se déroule aussi sur le forum. C'est là que le marché public se situe et donc là où se font la plupart des transactions. Le développement du commerce à Nîmes qui est d'abord apparu au contact de la cité de Massalia, est un signe marquant de la romanisation de la ville. On sait que les peuples gaulois n'étaient pas très commerçant, se limitant à un artisanat basique et à l'agriculture. Même si le commerce apparaît réellement un peu avant l'arrivée des romains, il explose en même temps que la monnaie se développe. Mais Nîmes garde une certaine mixité culturelle, puisque sa production se base surtout sur l'artisanat comme en témoigne la présence de plusieurs ateliers de potiers. Pour autant l'instauration du forum bouleverse les habitudes. Comme nous le verrons plus tard, il modifie à la fois la structure architecturale de la ville, mais devient aussi le symbole du changement de mentalité du peuple nîmois.

L’urbanisme

Le réseau d’eau




 

 

 

 

 

Le pont du Gard

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L’eau, dans la civilisation romaine, est le symbole de deux concepts propres à cette culture, à savoir utilitas, l’utilité, et amoenitas, l’agrément. Elle est également associée à la religion, notamment aux rites de purifications, aux sanctuaires de sources. Les nécessités en eau dans une ville gallo-romaine sont importants, c’est pourquoi les estimations des besoins en eau par habitant sont supérieures à celles d’aujourd’hui. En ville, l’eau est essentiellement destinée à la collectivité, c’est-à-dire aux thermes et fontaines publiques, et non aux individuels. À Nîmes, avant le Ier siècle de notre ère, les nîmois s’abreuvaient à la source présente en ville, une source sacrée dédiée au dieu Nemausus qui donna son nom à la ville. Avec la croissance démographique, les ressources en eau se sont montrées insuffisantes, c’est pourquoi un aqueduc a été édifié au Ier siècle, entre 40 et 60 de notre ère sous les règnes de Claude et Néron. Avec la construction de cet édifice, qui a duré une quinzaine d’années, un grand programme urbain prestigieux est exécuté. La ville se pare alors de fontaines, de thermes, de réseaux d’égouts, de monuments, ce qui permettra à la ville d’acquérir le prestige auquel elle aspire. L’aqueduc achemine l’eau sur environ 50 kilomètres, depuis les sources d’Eure et d'Airan près d'Uzès, ville située à une vingtaine de kilomètres de Nîmes, jusqu’au castellum de Nîmes. L’essentiel du parcours de l’aqueduc est souterrain : le conduit transportant l’eau (specus) est placé dans une tranchée où des regards, utilisés pour la maintenance, sont régulièrement disposés. Afin de garder la régularité du dénivelé (12 m), l’aqueduc émerge de terre et s’élève soit sur un mur soit sur des arches, comme le pont à trois arches de Saint-Maximin ou le célèbre Pont du Gard. Cette œuvre, haute de 49 m et longue de 275 m à son plus haut niveau, est un élément majeur de l’aqueduc de Nîmes. Ce pont-aqueduc, le plus haut du monde romain, qui franchit le Gardon, est constitué de trois niveaux d’arches (6 arches au premier niveau, 11 au deuxième et 47 au troisième). Sur les deux premiers niveaux, le pont est constitué d'arches superposées réalisées dans le même schéma architectural. Ce pont-aqueduc est une œuvre exceptionnelle car la majorité des ponts-aqueducs construits dans le monde romain possède seulement un ou deux niveaux d'arches lorsque son trajet devient aérien, comme le pont-aqueduc de Fréjus, en France, ou bien celui de Carthage en Tunisie.

À son arrivée en ville, l’eau est stockée dans le Castellum divisorium de Nîmes. Le castellum de Nîmes se présente sous la forme d'un bassin circulaire de 5,50 m de diamètre où arrive une grande arrivée d'eau rectangulaire, autrefois équipée d'une vanne métallique, et d’où partent dix canaux de distribution. Le fond du bassin était équipé de bondes de vidange qui permettaient, avec la vanne métallique, de réguler le débit de l'eau.

Les canaux de distribution contenaient des tuyaux en plomb qui acheminaient l’eau de façon hiérarchique dans les différents quartiers de la ville via cinq aqueducs secondaires. En effet, la distribution de l’eau est inégalitaire puisque seules les domus des notables et certains ateliers artisanaux bénéficient de l’eau courante ainsi que les édifices publics, comme les fontaines ou les thermes, qui sont prioritaires. Il est certain que ces privilégiés privés devaient verser un impôt supplémentaire pour recevoir l’eau courante. Dans les quartiers les plus modestes, les habitants devaient s’approvisionner aux puits ou aux fontaines publiques, dispersées dans les quartiers. Concernant l’évacuation des eaux usées et des eaux de pluie, la ville est dotée d’un réseau d’égouts. Ces ouvrages souterrains sont des éléments essentiels à la propreté urbaine. Ce réseau est bien plus démocratique que celui de la distribution de l’eau puisqu’il dessert également les quartiers les plus modestes et les ateliers des artisans. Ce réseau d’égouts comporte des collecteurs où les différents conduits sont connectés. Ces collecteurs sont pourvus de regards pour assurer leur maintenance. Ces derniers se déversent dans des terrains bas ou dans les cours d’eau. On observe à Nîmes que les collecteurs principaux présentent un gabarit supérieur à la normale, certainement pour permettre l’absorption des crues, qui peuvent parfois être très importantes.

L’habitat :

Même si les informations recueillies à propos des habitations gallo-romaines en ville restent peu importantes, on sait tout de même qu'elles ont dû adopter le système gréco-romain. Pour les habitants les plus aisés, cette domus consiste donc en une cour à ciel ouvert destinée à recueillir les eaux de pluie entourée d'un portique couvert desservant les pièces de la maison. Le problème étant que le remaniement permanent des villes gallo-romaines au cours des siècles n'a pas pu permettre d'avoir des vestiges assez probants pour se faire une idée claire de l'organisation de ces pièces. On sait néanmoins que ces habitations s'appuyaient les unes contre les autres dans les limites d'îlots séparés par des rues ou des ruelles. L'une des particularités des maisons gallo-romaine est l'apparente absence systématique d'escalier en maçonnerie. Excepté pour les caves et quelques rares exceptions, ces escaliers semblent constamment avoir été bâtis en bois. L'utilisation de marches et d'échelle en bois était courante dans les maisons de Rome, il semble qu'en Gaule elle soit devenue systématique. On peut l'expliquer par d'importantes ressources en bois et l'exiguïté commune des maisons gallo-romaine. Les toitures, quant à elles, étaient la plupart du temps réalisé en pans inclinés. Les toits presque plats que l'on trouvait à Rome n'ont pas été transplantés en Gaule parce que l'humidité y était plus importante (Même si cela se révèle moins vrai pour Nîmes que pour le reste de la Gaule). À Nîmes, comme pour les escaliers, les tuiles sont réalisées en bois plutôt qu'en argile pour les mêmes raisons. Pour les riches propriétaires, ces toitures pouvaient être ornementés par des acrotères. Dans ces habitations, le système de chauffage était limité à une ou plusieurs pièces du rez-de-chaussée. On avait en général un foyer aménagé dans la pièce centrale. Le système à hypocauste (c’est-à-dire un chauffage par le sol) surtout reconnu pour son utilisation dans les termes dans le monde romain, a couramment été utilisé en Gaule, même dans des habitations plutôt modestes. Mais il ne faut pas nécessairement l'associer à une salle d'eau, puisqu'il aussi souvent été utilisé pour le chauffage classique de pièces communes. Les habitations gallo-romaines étaient par ailleurs très peu éclairées à cause de la rareté des baies. Dans la plupart des cas, on a très peu de fenêtres. Le peu que l'on a sont souvent très étroites. Ce phénomène s'explique par la précarité des moyens de fermer ces fenêtres. On connaît l'usage de la vitre, mais il s'agit d'un luxe très peu courant dans les demeures de particuliers. La plupart du temps on utilise un écran en matière périssable (toile, ou peau de bête) voire un simple volet sans battant pour clore ces petites baies. On utilise le même procédé pour les passages intérieurs entre les pièces qui n'ont que très rarement une porte, apanage des ouvertures vers l'extérieur. On pouvait néanmoins augmenter la lumière lorsque l'habitation disposait d'une cour intérieure, en tout cas lorsque la température permettait de laisser les portes ouvertes. Dans les villes du sud comme Nîmes on utilisait en outre souvent des lampes à huile en terre cuite, ce qui était moins le cas dans le reste de la Gaule où l'on devait faire importer l'huile. Au niveau des sols, tout dépendait de la richesse du propriétaire. On pouvait aller du sol en terre battue pour les plus modestes, jusqu'aux riches dallages en marbre, ou aux luxueuses mosaïques pour les propriétaires les plus aisés. Les sites archéologiques nîmois fouillés jusqu'à présent nous ont d'ailleurs révélés bon nombre de magnifiques mosaïques. Au niveau du mobilier de l'habitat on sait que les romains apportèrent une culture du meuble très raffiné. Chaises, fauteuils, coffre, armoire, table, tous étaient sculptés avec raffinement dans le bois. On ajoutait parfois quelques armatures en pierre ou en métal, seuls vestiges actuels de ces meubles. Pour conclure avec la structure de l'habitat, notons la présence commune de registres décoratifs importants. Citons par exemple, les quelques îlots d'habitations fouillés à proximité de la maison carrée dont les seuls témoignages visibles intacts sont des mosaïques plutôt bien conservés avec plusieurs exemplaires assez remarquables.

Les monuments de spectacle :

Vue intérieure de l'amphithéâtre

À Nîmes, un seul monument de spectacle antique peut encore être admiré. Il s'agit de l'amphithéâtre, aujourd'hui appelé « les Arènes », qui est l'un des mieux conservés du monde romain.

Vitruve définit les bases essentielles de ces édifices, qui sont les plus imposants du monde romain: « Il convient de répartir des voies d'accès nombreuses et spacieuses, en évitant que celles qui viennent d'en haut ne rencontrent celles qui viennent d'en bas ; on doit pouvoir les rejoindre à partir de toutes les places, en circuit direct et sans détour, de telle sorte que lorsqu'il quitte le spectacle, le peuple ne soit pas serré, mais trouve, quel que soit le siège qu'il occupait, une issue séparée et sans obstacle. »

L'amphithéâtre de Nîmes, datant de la fin du Ier siècle de notre ère, observe bien ces bases essentielles. En plan, l'édifice se présente comme une ellipse de 133 m de long sur 101 m de large, avec une piste centrale de 68 m sur 38 m. La façade, composée de deux niveaux de 60 arcades superposées et d'un attique séparés par une corniche, mesure 21 m de haut. Au sommet de la façade, on observe des pierres en saillie trouées qui servaient à fixer le velum qui pouvait s'étendre au-dessus des gradins pour protéger le public du soleil ou de la pluie. La cavea, entourant la piste, divisée en 60 travées rayonnantes et 34 rangs de gradins, pouvait accueillir 24 000 spectateurs. Les 34 rangs de gradins de la cavea sont répartis en quatre maeniana horizontaux, séparées par un couloir de circulation et un muret, appelé balteus.

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