Moulin à huile Nicolas En terroir Nîmois depuis 2004

Inauguration du moulin à huile Nicolas

Inauguration du moulin à huile Nicolas

Inauguration du moulin à huile Nicolas

Laurence Nicolas a été chaleureusement remerciée par la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier du Languedoc-Roussillon ( photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

Vendredi en fin d’après-midi sur la commune de Cabrières a été inauguré un moulin à huile doté de la plus grosse chaîne d’extraction de France. Il dispose d’une capacité de 6 tonnes d’olives/heure ! Un moulin implanté sur un territoire oléicole où les plus vieux oliviers ont 500 ans environ.

Ce moulin n’est pas le fruit du hasard. Il est conçu et réalisé par la famille Nicolas, qui est connue pour avoir mis en place son premier moulin en 2004 à Beaucaire. Il était alors équipé d’une chaîne d’extraction de 700 kg d’olives/heure. Pour son ouverture ce moulin va produire sa première cuvée AOP « Huile d’olive de Nîmes ». D’autre part, les moulins familiaux ont, depuis leur création, acheté chaque année entre 40 et 70 tonnes d’olives aux oléiculteurs locaux pour produire leurs crus cépage « picholine », « aglandau », « AOP huile d’olive de Nîmes » et la dernière « Lucques ».

Des crus, tous labellisés « Sud de France », qui sont vendus en grande distribution et aux particuliers, ainsi qu’à l’export. Comme l’a rappelé Laurence Nicolas : « Dans le souci d’être moins énergivore nous avions, en 2015, remplacé la chaîne obsolète par une chaîne de nouvelle conception d’une capacité de 2 tonnes d’olives/heure ».

Parallèlement à cela l’entreprise familiale commence à acheter des oliveraies sur la commune de Cabrières, berceau de l’olive reine du Gard, la Picholine (ou Coliasse) et qui est l’olive principale de l’AOP « huile d’olive de Nîmes ». L’objectif est alors de pallier le manque crucial de fruits consécutivement aux importantes attaques de mouches de l’année 2014/2015.

Cette année, le second moulin, installé à Cabrières, ouvre ses portes lors de cette inauguration. Il est au milieu des propres oliveraies et de ses fermages à Marguerittes, Bezouce et Saint-Gervasy. « La capacité du moulin est importante, mais il est capital de traiter les olives le plus rapidement possible après leurs récoltes. Elles peuvent s’oxyder très vite », explique la spécialiste. « Nous voulons aussi aider à faire reconnaître le Gard comme lieu de production majeur de l’huile d’olive, en rappelant que ce département fut, avant le gel de 1956, le premier département oléicole de France », poursuit Laurence Nicolas.

Inauguration du moulin à huile Nicolas

Le moulin est prêt pour la prochaine campagne (photo Franck Chevallier / Objectif Gard)

C’est dans cet objectif qu’une petite oliveraie est plantée tout à côté du moulin, elle devra permettre aux visiteurs de mieux connaître l’huile, mais aussi l’olive et l'olivier.

Pour cette inauguration c’est un ruban de rameau d’olivier qui a été coupé. Bien entendu, la Confrérie des Chevaliers de l'Olivier du Languedoc-Roussillon était présente en grande tenue de Chevaliers et Majoraux. Très solennellement, elle a remis un diplôme d’honneur et une médaille à Laurence Nicolas pour la remercier et la féliciter pour cette ouverture importante d’un nouveau moulin.

Franck Chevallier

Source: Objectif Gard

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